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224155505460INTRODUCTION GENERALE 00INTRODUCTION GENERALE Contexte L’une des composantes essentielles dans une économie est le secteur financier

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224155505460INTRODUCTION GENERALE
00INTRODUCTION GENERALE

Contexte
L’une des composantes essentielles dans une économie est le secteur financier. Lorsque le secteur financier ne peut ni influencer l’affectation des ressources, ni gérer correctement l’information en temps opportun, les ressources économiques ne peuvent pas être utilisées de façon efficiente Assurément seul le développement du secteur financier permettra de faciliter la bonne gestion et allocation des ressources (Boukari, 2014).
La définition du concept de développement financier n’est pas statique. En effet, afin de déceler le lien entre le développement financier et la croissance dans les pays sous-développés, Patrick (1966) se propose de distinguer entre le développement financier d’une part ” induit par l’offre” en anglais “Supply leading approach” et d’autre part ” induit par la demande” encore appelée en anglais “Demand following approach”. La première conception a une influence sur le développement du secteur réel. Notons que cette influence est importante pendant les phases initiales de développement économique alors que le développement financier « induit par la demande » a un rôle moindre dans le processus de croissance et devient dominant lorsque le processus de développement économique arrive à maturité. Shaw (1973) définit le développement financier comme l’accumulation d’actifs financiers à un rythme plus rapide que l’accumulation d’actifs non financiers.

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Le développement financier est le processus par lequel les acteurs (bourse, institutions financières, intermédiaires financiers etc.) perfectionnent la manipulation de l’information, la mise au point des contrats et la réalisation des transactions, etc. permettant une meilleure croissance économique (Boukari, 2014).
Le secteur financier affecte la croissance à travers deux canaux : l’accumulation de capital ; la diversification et la gestion du risque et le perfectionnement de la productivité (Gelbard et al. 2014). Il est important de reconnaitre le secteur financier joue au moins cinq fonctions principales dans une économie à savoir : l’accumulation de l’épargne ; l’allocation des ressources ; la gestion de risque, la facilitation des transactions et la surveillance des entreprises (Mamadou, 2012).
Plusieurs préoccupations et questions de développement financier restent au cœur des organismes internationaux et institutions. C’est ainsi que sont définis plusieurs indicateurs de mesure du développement financier dont on peut citer les plus essentielles : le “Ratio des crédits domestiques accordés au secteur privé par rapport au PIB”; le “Ratio des crédits domestiques distribués par le secteur bancaire par rapport au PIB”; le “Ratio des réserves liquides bancaires par rapport aux actifs bancaires” et le “Ratio de la capitalisation boursière par rapport au PIB”. (Béji, 2009). Ces indicateurs sont estimés à partir des statistiques de la World Development Indicators et donc les trois premiers concernent le développement du système bancaire alors que le dernier est celui du marché des capitaux.

En effet en Afrique en 2011 alors que 86 % des PME ont un compte d’épargne ou chèque dans une banque, uniquement 22 % environ ont consentit un prêt auprès d’une institution formelle. Toujours durant cette même année, l’on constate qu’en moyenne 54,9 % de la population dans le Pacifique et en Asie de l’Est avait accès à des services financiers formels, contre, 42,7 % dans les autres pays en développement, 31,3 % en Asie du Sud et 21,5 % en Afrique. Les statistiques de ce dernier permettent de comprendre qu’en termes d’accessibilité et de diffusion des services financiers, les pays d’Afrique comptent moins d’épargnants auprès de banques commerciales que dans la plupart des autres PED, environ (283 pour 1 000, en moyenne) contre (642,9 pour 1 000). (CNUCED, 2015).

En ce qui concerne les guichets automatiques de banque (GAB) et la téléphonie mobile, les PED comptent en moyenne 33,6 GAB pour 100 000 adultes contre 11.1 en Afrique. De plus, les systèmes de transfert d’argent et de paiement par téléphone mobile sont en pleine évolution, et des filières et technologies modernes sont sans cesse naissantes. Ce qui compense peut-être le faible nombre d’agences bancaires. Par exemple, le nombre d’affiliés de la téléphonie mobile croît de façon exponentielle passant ainsi entre1995 et 2005 de zéro à 88 millions abonnés, pour s’établir à 360 millions en 2010 (CNUCED, 2015).

Concomitamment il est à noter que les pays en voie de développement connaissent l’émergence des nouveaux moyens de financements participatifs des startups et projets tels que le “JonalePay” ; le “Crowdlending” ; le “Crowdequity “, le “Reward based crowdfunding” et le “Donation based crowdfunding” Essiane et Betsama (2018).

Par ailleurs, le poids de l’activité financière étant mesuré par M2/PIB, est bien plus fort dans la plupart des autres PED qu’en Afrique. Comparativement sur la période 2009-2012, le secteur financier formel a enregistré résultats pas très appréciable, mobilisant en moyenne 72,3 % des ressources monétaires dans le monde contre 42,1 % en Afrique, et 76,5 % dans les autres PED. De plus pendant la crise financière mondiale 2008-2009, le ratio crédit du secteur privé/PIB s’est nettement accru mais moins que les dépôts. En outre entre 2001-2004 et 2009-2012, ce ratio est passé de 17,2 % à 23,6 %, sans toutefois se traduire par une véritable densification de l’activité financière (CNUCED, 2015).

Selon Kuznets (1973), le développement économique peut être défini comme une augmentation de long-terme des capacités productives offrant divers biens économiques aux agents, ce développement des capacités productives est basé sur trois composantes à savoir : une évolution des technologies ; des institutions et enfin des plans d’ajustements répondant à la demande. Le processus de développement économique va dans le même sens qu’une transformation des structures productives. Néanmoins, cette dernière n’affecte pas seulement le niveau de croissance mais aussi sa qualité et sa pérennité. La transformation structurelle n’est pas seulement un sous-produit de la croissance mais aussi l’un des principaux moteurs de la croissance (Vergne et Ausseur, 2015).

De plus Lectard, en 2016 entend la transformation structurelle comme un processus de réallocation des facteurs de production des secteurs à faible productivité (secteur traditionnel agricole par exemple) utilisant une technologie rudimentaire à rendement décroissant, vers des secteurs à forte productivité et à rendement croissant (les services). Elle est donc la migration des facteurs des secteurs primaires vers les secteurs secondaires puis tertiaires. En effet, Syrquin (1988) distingue trois étapes dans le processus de transformation structurelle à savoir la production primaire ; l’industrialisation et l’économie développée. En outre, la littérature définie la transformation structurelle par les dimensions d’allocation des facteurs de productions ou « inputs » (mouvement des travailleurs entre secteurs) et de répartition de la production ou « output » (l’évolution de la contribution des secteurs du PIB et la contribution des secteurs aux exportations totales) Vergne et Ausseur, 2015.

Par ailleurs, la diversification et la sophistication des exportations sont deux dimensions d’indicateurs permettant de quantifier et qualifier le processus de transformation structurelle (Lectard, 2017). Mais afin d’inclure la continuité et la profondeur de la transformation structurelle (Lectard, 2017) introduit une troisième dimension qui est la soutenabilité du processus de modernisation.

De plus, parler de transformation structurelle à partir des données d’exportation présume qu’une hypothèse soit émise : la modification de la structure des exportations est supposée être un indicateur des modifications de la transformation structurelle de l’ensemble des pays (Lectard, 2017).

En effet, en 2012 Les exportations mondiales de services sont estimées à 4 400 milliards de dollars, avec 1 300 milliards de dollars pour les PED. Pour la même période en Afrique, les importations totales de services sont estimées à 173 milliards de dollars, alors que les exportations de services étaient évaluées à environ 98 milliards de dollars. De plus en Afrique sur la période 2009-2012, le secteur tertiaire a constitué 32,4 % de l’emploi total contre 11 % pour l’industrie et 56,5 % pour l’agriculture, (CNUCED, 2015).

Concomitant, la modification de la structure des exportations induit la nécessité pour les pays de développer le secteur financier et plus particulièrement le secteur industriel qui peut être considéré comme le moteur de la transformation structurelle dans les PED. En effet au cours du siècle dernier dans certains pays, l’industrialisation a permis de concrétiser des niveaux de croissance économique plus élevés et d’améliorer les conditions de vie de millions de personnes (CNUCED, 2012). De plus dans les PED et plus particulièrement en Afrique le processus de transformation structurelle a contourné le secteur industriel. La plupart de ces pays ont connu une désindustrialisation au cours des années 1990 qui s’est accompagnée par le déclin de la diversification et de la sophistication des exportations (Gaaitzen de Vries et al. 2014) pourtant considérées comme deux déterminants clé de la transformation structurelle.

En effet en Afrique, le taux annuel moyen de croissance réel de la production est passé de 1,8% entre 1980 et 1989 à 2,6 % entre 1990 et 2000 et à 5,3 % entre 2000 et 2010. Durant les deux dernières décennies, le secteur des services représentait 43% du PIB en 1970 dans les PED contre 53% en 2014. Quant aux industries, elles étaient de 33% en 1970 contre 38% en 2014 Lectard (2016). La part du secteur des services dans la valeur ajoutée pour la période 2000-2011 était d’environ 47% contre 37% pour le secteur industriel et 16% pour le secteur agricole.
La tertiarisation des PED est donc une caractéristique dominante de la TS qui pour certains auteurs conduirait à étudier le développement d’une zone faiblement industrialisée comme l’Afrique Subsaharienne (AfSS) sans croissance considérable du secteur secondaire mais au assaut d’une diversification des services et activités, Lectard (2016).

De plus, les BRIC connaissent une forte croissance économique dans les années 2000 (la Chine 10,5% ; l’Inde 7,8% ; la Russie 4,8% ; le Brésil 3,6%) accompagnée de changements structurels importants et très rapide. Ces transformations diffèrent d’un pays à un autre. Sur le plan des dynamiques sectorielles, la Chine et la Russie enregistrent un progrès des secteurs manufacturiers et industriels qui croissent de 12% et 7,2% en moyen par an respectivement. En Inde, la croissance est tirée par une prépondérance des services alors que le secteur agricole est la base de la croissance au Brésil. En 2010, les BRIC absorbent 12% des produits primaires et 12% des produits industriels manufacturés dans le monde. La croissance des BRIC a été tirée par l’accumulation du capital sauf en Russie Malgré les efforts effectués, les BRIC comptent toujours dans le monde la moitié des pauvres.

Problématique
Le développement durable est encore pour les PED une voie entravée d’embuches. Plusieurs moyens ont été envisagés pour mettre ces pays sur le sentier du développement durable, parmi lesquels les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en septembre 2000, et en septembre 2015 les Objectifs de Développement Durable (ODD). En 1955, l’économiste anglais Simon Kuznets définit une relation entre le niveau de revenu et les inégalités. De cette relation, il ressort que les inégalités ont tendance à diminuer à mesure que le niveau de revenu augmente.

La libéralisation de l’économie peut être conçue à travers le développement du secteur privé. Ce dernier est étroitement lié aux conditions de financement des projets d’investissement des investisseurs privés. Partant des fonctions de mobilisation de l’épargne, de gestion du risque et, d’allocation des ressources, le secteur financier est au cœur de ce processus. Ainsi, le développement financier permet d’accroître le volume de l’investissement et d’en améliorer sa qualité (Lévine, 1997). Toutefois, lorsqu’il est mal canalisé, le développement financier peut être source d’instabilité financière et par conséquent de l’instabilité de l’investissement (Guillaumont et Kangni, 2006).

Compte tenu du déficit en infrastructures dans la plupart des PED, l’accroissement de l’investissement public doit avoir une place de choix dans la mise au point des politiques économiques. Cependant, il n’est pas question de se concentrer exclusivement sur son volume, mais également d’en améliorer la qualité compte tenu de son interaction avec l’investissement privé. En effet, lorsque les investissements publics sont mal orientés, on observe le plus souvent des externalités négatives sur l’investissement privé : on parle d’« effet d’éviction ».

Malgré une nette croissance des pays en développement, il faut noter que la transformation structurelle (l’industrialisation ; la diversification et la sophistication des exportations) dans la plupart de ces pays est assez lente. De plus en Afrique, le financement extérieur continue d’avoir un rôle capital dans le financement de l’investissement. Seulement sa contribution s’est nettement amoindrie au cours de ces deux dernières décennies (CNUCED, 2014).

En effet les pays africains, pour combler le déficit d’épargne par rapport à l’investissement font traditionnellement recours à au moins trois principales sources de financement extérieures telles que l’investissement direct à l’étranger (IDE), l’aide publique au développement (APD) et la dette en supplément des ressources intérieures. Néanmoins, ce déficit à sensiblement diminué pour se transformer en un excédent d’environ 2,8% pour la période 2000-2011. En effet pour la période 1970 à 2012, le rapport épargne intérieure/investissement en Afrique est de 48,4% contre 61,4% pour les pays en développement non africains. Toutefois, l’Afrique a pu réduire l’écart au fil des années passant ainsi pour la période 2000-2012 à un ratio de 52,6% contre 59,9% pour les autres PED (CNUCED, 2015).

De plus les pays africains enregistrent entre 1980 et 1989 un déficit de 1,2% de l’épargne par rapport à l’investissement. Mais entre 2000 et 2011, ce déficit se traduit en un excédent d’environ 2,8% ce qui fait remarquer que la plupart des investissements est financée par des ressources intérieures (CNUCED, 2014). En outre en ce qui concerne les institutions financières, leur développement a permis la création d’environ 2.59 millions d’emploi dans 70 PED en 2007. Ceci inclue les effets direct et indirect de l’accroissement des investissements (Jouanjean et Willem, 2013).

Par ailleurs dans les pays africains, le ratio de crédit au privé/PIB évolue considérablement selon l’orientation des exportations. Ainsi ce ratio est fortement élevé dans les pays exportateurs de produits manufacturés (41,2 %) et de services (38,1 %) que dans ceux exportateurs de minerais et métaux (16,7 %) et de combustibles (12,2 %) (CNUCED, 2014).

En effet, la plupart des PED et plus particulièrement les pays africains ont contourné le processus de transformation structurelle passant ainsi d’une économie primaire à une économie tertiaire essentiellement non marchands. Ceci sans toutefois connaître un développement du secteur manufacturier qui s’accompagne d’une augmentation sensible de la productivité, d’une hausse des exportations des produits manufacturiers, de la création d’emplois formels et d’une propagation de la technologie dans toute l’économie (CNUCED, 2015). Ce qui laisse penser que le secteur financier n’a pas joué un grand rôle dans le processus d’industrialisation.

Ceci nous amène à nous interroger sur le lien potentiel qui existe entre le développement financier et la transformation structurelle.
Question de recherche
Précisément, ce travail répond à la question suivante: quel est le lien entre développement financier et transformation structurelle ?
De cette question principale découle plusieurs autres questions.

Quels sont les indicateurs du développement financier qui causent le développement industriel dans les PED ?
Quels sont les indicateurs du développement financier qui causent les exportations dans les PED ?
L’objectif de ce travail est donc de montrer le lien qui existe entre le développement financier et la transformation structurelle.

Objectifs de l’étude
L’objectif principal de cette étude de recherche est de mettre en avant les indicateurs du développement financier qui causent la transformation structurelle (ou inversement) dans les pays en voie de développement.

De manière spécifique, il s’agira d’identifier :
Les indicateurs du développement financier qui causent le développement industriel dans les PED.

Les indicateurs du développement financier qui causent les exportations dans les PED
Intérêts de l’étude.

Cette étude est menée afin de montrer le sens de causalité qui existe entre le développement financier et la transformation structurelle dans les PED. A cet égard la présente étude revêt donc un double intérêt tant sur le plan théorique que sur le plan pratique.

Sur le plan théorique, l’étude vise à compléter la littérature économique existante sur le lien entre développement financier et transformation structurelle qui jusqu’ici font l’objet de peu de travaux en particulier dans le contexte des PED. De plus les travaux théoriques et empiriques antérieurs n’ont pas pu statuer sur le sens de causalité. En effet Jouanjean et Te Velde (2013) proposent dans leur travail comme future pistes de recherche, l’utilisation des méthodes qui permettront de comprendre quel facteur cause l’autre et quel est l’effet macroéconomique du développement financier sur le changement structurel.

Sur le plan pratique, la connaissance du sens de causalité permettra aux décideurs publics de mieux élaborer les politiques de développement afin de limiter le risque tromperie (c’est-à-dire éviter les politiques inefficaces et absurdes) et donc de facilement atteindre les ODD d’ici 2030. Dans le même sens d’idée, Caldéron et Liu (2003) indiquent que, l’orientation de la causalité entre développement financier et croissance économique est cruciale car elle a des implications différentes en fonction des politiques de développement. Il en vient que la connaissance du sens de causalité permet aux décideurs de mieux prendre les décisions.

Hypothèse de recherche
Dans le but d’atteindre les objectifs suscités, nous avons formulé l’hypothèse principale selon laquelle il existe un lien unidirectionnel allant du développement financier à la transformation structurelle dans les PED.

Il en découle de cette dernière, deux hypothèses subsidiaires dont :
H1 : Les ratios crédit aux privés et monnaie au sens large causent le développement industriel dans les PED.

H2 : Les ratios crédit aux privés et monnaie au sens large causent les exportations dans les PED.

Méthodologie
Dans le but d’atteindre l’objectif principal qui est d’analyser le lien entre le développement financier et de tester les hypothèses émises, l’étude couvre 67 PED. La méthode du Panel VAR est utilisée dans cet exercice afin de vérifier le lien entre développement financier et industrialisation et entre développement financier et exportations. Notons que cette méthode s’inspire des travaux de Caneva et Ciccarelli en 2013. En outre, les données exploitées sont de source secondaire et proviennent de la World Development Indicators (WDI, 2017) sur la période 1995-2015
L’approche VAR a ceci de particulier qu’elle permet de résoudre le problème d’endogénéité en tenant compte des biais d’endogénéité entre les variables du système c’est-à-dire qu’elle prend en compte dans la présente étude le fait que les chocs financiers peuvent avoir un impact sur l’économie locale.. Tandis que, l’approche de données de panel étudie des interdépendances dynamiques entre pays dans des configurations hétérogènes, ce qui nous permet de mieux appréhender les facteurs susceptibles d’influencer la transformation structurelle et de tenir compte des spécificités de chacun des 67 pays. L’usage du panel nous permet également de gagner en degré de liberté.

Organisation du travail
Dans une économie le secteur financier peut être induit par l’offre et/ou par la demande. Compte tenu de l’importance de ces deux compartiments de la finance dans le processus de développement d’un pays, il convient d’analyser les facteurs qui peuvent causer l’autre. En particulier dans le cadre de ce travail, il est question de transformation structurelle. En outre, celle-ci bien qu’intégrant plusieurs dimensions, il est judicieux de traiter ses dimensions d’industrialisation et de diversification et de sophistication à travers les exportations.

Pour analyser le lien entre le développement financier et la transformation structurelle, le travail est articulé en deux principales parties. La première partie traite de la relation entre développement financier et industrialisation dans les pays en développement, tandis la seconde traite du lien entre développement financier et exportations dans les pays en développement.
157480621030PREMIERE PARTIE : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
00PREMIERE PARTIE : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT

INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE
La récente crise économique mondiale a exposé et accru l’intensité de la faiblesse persistante des économies en développement. De plus en plus, ces dernières éprouvent des difficultés à rattraper les économies développées. En effet, plusieurs normes et règles de production industrielle sont en train de changer, étant donné que de nouveaux concurrents occupent les parts de marchés des PED. Ceci conduit donc à la désindustrialisation de la plupart de ces pays. Plusieurs faits expliquent cette situation mais de plus en plus la littérature s’accorde une approche différente du développement des PED. Par exemple au cours des deux dernières décennies en Afrique, la désindustrialisation s’est traduite par une baisse de la part du secteur manufacturier dans la valeur ajoutée totale. Ainsi, elle passe de 13 % en 1990 contre12 % en 2000, puis à 10 % en 2011 (CNUCED, 2014).

Assurément après avoir longtemps été négligé aussi bien par les décideurs que par les économistes, la politique industrielle refait surface dans les débats publics. En effet au cours de ces dernières années, les PED se sont de plus en plus engagés pour l’industrialisation. Les pays africains par exemple, ont adopté et accéléré le Plan d’action pour le développement industriel (AIDA). Le rapport de la CEA (2011) fait état de ce que l’idée adoptée est pour atteindre le développement dans ces pays passe par la transformation structurelle de l’économie et l’industrialisation à travers le secteur manufacturier est la clé de voûte d’une croissance soutenable et durable. De plus, l’industrialisation peut jouer un rôle essentiel dans la croissance en stimulant la compétitivité et la diversification des produits et les exportations.

En adoptant ces plans d’actions, les gouvernements ont joué un rôle déterminant dans le mécanisme d’industrialisation des PED. Par exemple en matière d’industrialisation, l’expérience des pays africains montre que le contrôle du gouvernement sur le secteur financier a joué un rôle vital dans le processus d’industrialisation. Ce contrôle s’est fait dans bien de cas par les institutions financières et le domaine public des banques (CEA, 2011).

En effet en Afrique comme dans les autres PED, on peut étudier l’industrialisation sous plusieurs angles en prenant en compte la part de l’industrie (l’industrie manufacturière, l’industrie extractive, les infrastructures) dans le PIB. (CEA, 2011). En ce qui concerne les infrastructures par exemple, on estime que l’Afss devrait investir environ 93 milliards de dollars par an pour pouvoir atteindre leurs ODD. Or dans la région les investissements sont établis à 45 milliards, soit un déficit de 50 milliards de dollars par an (CNUCED, 2014).

C’est donc ce faible financement du secteur industriel dans les PED en général qui motive le travail de recherche. Concrètement, l’objectif de cette première partie est de déterminer facteurs pouvant causer le processus d’industrialisation en focalisant plus particulièrement sur le rôle du secteur financier. Pour ce faire, cette partie s’articule autour de deux chapitres.

Chapitre 1 : Développement financier et industrialisation : Une revue de la littérature
Chapitre 2 : développement financier et industrialisation : Une approche empirique
left485140CHAPITRE 1 : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION : UNE REVUE DE LA LITTERATURE
00CHAPITRE 1 : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION : UNE REVUE DE LA LITTERATURE

Introduction
La question de financement du développement au travers du secteur financier s’est accrue depuis la libéralisation financière. La révolution industrielle de la Grande Bretagne au IXème siècle par rapport aux économies développées d’Europe s’explique par la transformation de son système financier qui a pu et su mobiliser et allouer de façon efficace l’épargne indispensable pour le financement à long terme de son secteur industriel. En effet jusqu’à la fin des années 1960 dans la plupart des PED, les stratégies de financement du développement sont d’inspiration keynésienne (Mamane, 2014).

Cependant dans les années 1970, le renversement idéologique reconduit la question de financement de développement au cœur des pensées des néoclassiques qui adressent un vif jugement aux répressions financières en prévenant les PED sur le recours aux stratégies de financement basée sur l’interventionnisme étatique tant dans la sphère réelle que financière. Ceci va conduire Mckinon et Shaw (1973) à préconiser les premières politiques de libéralisation financière aux PED.
En effet, ayant pris conscience de la valeur du système financier dans le processus de croissance, les PED ont essayé de l’exploiter au mieux, en optant pour des stratégies et des politiques qui leur paraissent très efficaces. Ainsi suivant les prescriptions de McKinnon et Shaw, plusieurs PED avec le soutien des institutions financières vont baser leur modèle de croissance sur la prééminence de l’épargne par rapport à l’investissement ce qui occasionnera la volatilité des taux d’intérêts et par la suite les instabilités financières et pour finir des crises financières (Mamane, 2014).

Au début des années 1990, une récente littérature sur la libération financière mettant l’accent sur la relation positive qui existe entre la finance et le développement économique et se basant sur la théorie de la croissance endogène a vu le jour. Selon les perspectives de cette dernière, en canalisant l’épargne vers les activités plus productives, le secteur financier permet de diversifier les risques liés à l’activité productive.

Dans ce chapitre dédié à la littérature économique, une revue des travaux portant sur ce domaine est faite. Pour cela, la première section met ne avant une revue de littérature théorique sur les effets du développement financier sur l’industrialisation et par la suite il est présenté dans la deuxième section la revue des études empiriques du lien entre développement financier et industrialisation.

Section 1 : Développement financier et industrialisation : Une revue de la littérature
Jusqu’au début des années 1970, les politiques keynésiennes sur la répression financière ont énormément dominé les débats théoriques de croissance économique et de développement financier. En effet la politique de financement pour les keynésiens, soutient que le développement financier n’est qu’un résultat ou un produit de la croissance économique et pas l’inverse.

Dans la critique sur les politiques de répression financière d’origine keynésienne, les néoclassiques montrent que les politiques keynésiennes sur la croissance économique négligent l’aspect financier du développement en mettant l’accent sur l’aspect réel (production ; emploi ; revenu ; bien-être) de ce dernier. Afin de renforcer leur politique de libéralisation financière, ces penseurs estiment que le développement économique s’illustre d’abord par une augmentation plus rapide d’actifs financiers au détriment de la production nationale. De ce fait, le privilège doit être accordé au secteur financier.

L’expansion du modèle de McKinnon et Shaw sur la libéralisation financière
Plusieurs auteurs (Kapur, 1976 ; Galbis, 1977 ; et Mathieson 1980) ont eu à développer les hypothèses théoriques émises par McKinnon et Shaw. Ces modèles qui ont mis en exergue les premières représentations de la répression financière dans les PED, ont servi de base à la modélisation des effets de la libéralisation financière sur la croissance économique et plus particulièrement dans les PED (Mamane, 2014).

Dans un modèle bi-sectoriel (un secteur d’activité traditionnel à faible rendement r1et un secteur d’activité moderne à fort rendementr2) a permis à Galbis, (1977) de mettre en évidence l’influence négative la répression financière sur l’allocation des crédits. En effet, la qualité de l’investissement peut être améliorée grâce à une bonne allocation de l’épargne. Ainsi on a :

Y=Y1+Y2= r1K1+ w1L1+r2K2+w2L2 1.1Avec Y le produit total ; K et L les facteurs de production ; r le rendement total du capital et w le salaire réel.

Pour Galbis, l’inefficience des politiques répressives combinée à un faible taux d’investissement agit globalement sur le niveau de l’activité économique. En effet le secteur traditionnel étant moins rémunéré par l’épargne, une hausse du taux d’intérêt sur les dépôts du secteur moderne va provoquer une migration de l’épargne des activités traditionnelles vers les activités modernes. Le taux de rendement du capital étant élevé dans les activités au détriment des activités traditionnelles, l’abondance d’épargne va permettre une augmentation de la productivité des investissements (Mamane, 2014). Dès lors, l’investissement dans les activités traditionnelles dépend de :
I1= H1r1,d-?*Y1 1.2Avec ?I1/?r1>0 et (?I1)/?(d-?* ) <0Et où d le taux d’intérêt des dépôts ; ?* le taux d’inflation anticipé; d-?*le taux d’intérêt réel des dépôts.

Les décisions d’investissement étant influées par le taux d’intérêt réel des dépôts et le taux de rendement du capital, l’activité traditionnelle se trouve donc autofinancée. Dès lors, l’épargne S1 de ce secteur repose sur le capital physique et les dépôts du secteur bancaire. Par conséquent :
S1=I1+ddtM1P 1.3
Avec M1/P le solde réel des dépôts bancaires.

L’autofinancement est donc la règle d’or des activités traditionnelle. Par contre l’investissement des activités modernes se réalise sur le marché financier par des prêts. En effet, ces prêts sont constitués de l’épargne des activités modernes(S2) et des dépôts bancaires des activités traditionnelles. D’où l’équation d’investissement des activités traditionnelles s’écrit :
I2= S2+ddt(M1/P) =ddt(M2 /P) (1.4)
En effet pour ces activités modernes, la décision d’investissement dépend d’une part du rendement du capital r2 et d’autre part du taux d’intérêt réel créditeur sur emprunts. Ainsi on a :
I2 = H2r2, e-?*Y2 (1.5)
Avec ?I2/?r2;0 ; (?I1)/?(e-?* ) ;0 et e est le taux nominal d’emprunt.

Toutefois, cette décision d’investissement étant astreinte par les interventions des pouvoirs monétaires, le taux d’intérêt sur emprunts ne découle plus du marché mais plutôt des taux gérés par les autorités monétaires. Ainsi, la nouvelle décision d’investissement s’écrit :
ddt M2P.géré=?I2= ?H2r2 , e-?*Y2 1.6Avec ? le crédit accordé aux investissements étatiques
En effet, Galbis (1977) arrive à la conclusion selon laquelle il est nécessaire de mettre un terme au système de répression keynésien, et qu’une politique calquée sur la libéralisation financière est sur le plan économique inefficace. De plus trois relations fondamentales sont mises en évidence dans ses travaux (Mamane, 2014).

La dépréciation du taux d’intérêt sur les dépôts conduit à une dégradation des dépôts bancaires indispensables pour les crédits. Ce qui entraine donc une diminution du niveau d’investissement des activités modernes et par là la production totale
Les activités traditionnelles augmentent lorsque le différentiel entre le taux d’intérêt sur dépôt d et le taux d’inflation ?i est faible. En effet, cette augmentation conduit à la hausse des investissements non productifs, qui engendrent un faible taux de croissance économique quand r2 ;r1.

Les taux d’intérêts gérés causent une instabilité entre la demande et l’offre d’investissement, ce qui provoque à travers la diminution du taux d’intérêt réels une détérioration des actifs financiers engendrée par des taux d’inflation élevé.

Après ces conclusions de Galbis (1977), plusieurs auteurs continuent d’estimer des modèles en faveur des politiques de libéralisation financière. Dès lors en prenant pour appui les travaux de Kapur (1976), Mathieson (1980) propose un modèle avec une offre de travail infinie. En effet, dans sa structuration de départ Mathieson considère un modèle proche du contexte des PED et détermine la production totale (Y) et le capital (K) indispensable pour cette production avec une ouverture de travail infini. De plus dans son modèle, le capital est composé d’une partie constante et d’une autre variable ?. Cette dernière est financée par les prêts du secteur bancaire. Partant, Mathieson considère  une fonction de production et d’offre réelle des prêts du secteur bancaires respectivement comme suit:
Y= ?K 1.7 LP= ?K 1.8Avec ? la productivité du capital ; L le prêt bancaire ; P le niveau général de prix
Dans son modèle en effet, l’accumulation du capital est étudiée à travers le comportement des industries par rapport à l’épargne. Celle-ci est donnée par la fonction suivante :
K =srk-e+ ?*Y (1.9) De façon indirecte, cette équation représente la demande de nouveau prêt bancaire. En effet, ce taux d’accumulation K est non seulement du taux de rendement rk mais aussi du taux réel d’emprunt bancaire e. Par ailleurs, Mathieson (1980) estime qu’à l’équilibre l’offre de crédit bancaire est fonction du niveau des réserves obligatoires k et de la demande de crédit. Dès lors :
LP=1-kDP (1.10)Avec DP une fonction croissante du taux réel sur le dépôt et du revenu.
Ainsi, Mathieson estime que la dynamique économique est donnée par le taux de croissance Y/Y tel que :
?=srk-e+?*? (1.11)En effet, entre le taux de croissance économique et le taux nominal d’emprunt t il existe une corrélation négative. Cependant le taux de croissance économique ? est positivement lié au taux de rendement rk. Afin d’estimer le taux d’équilibre permettra la rémunération des dépôts, Mathieson met en relation à l’état stationnaire l’offre et la demande d’emprunts. En rapportant aux équations (1.2) et (1.4), l’auteur montre que ce taux augmente avec les fonds issu du secteur financier et diminue en fonction de l’augmentation du ratio YK . Ce taux dépend en effet de :
d=fd-?=?(1-k)? (1.12)En émettant l’hypothèse de stationnarité de l’économie c’est-à-dire que les coûts bancaires et le versement d’intérêt sont égaux aux réserves obligatoires, ce taux est de:
d=1-ke (1.13) Pareillement au modèle de (Galbis, 1977), Mathieson met en avant deux relations entre le taux nominal sur emprunt bancaire e et le taux d’intérêt sur dépôt d :
Lorsque l’autorité monétaire fixe le taux d’emprunt e plus bas que le taux d’équilibre du marché, le taux d’intérêt sur dépôt se situera en dessous du taux d’équilibre via la relation la fonction de demande d’emprunt Lp ce pendant l’épargne augmente lorsque le taux d’emprunt baisse ce cause un déséquilibre sur le marché.

Dans un secteur bancaire en compétition, si l’autorité monétaire fixe e et si concomitamment e et d sont positifs alors, le taux d’intérêt sur dépôts réagira positivement à travers e=d1-k .

D’autre part, afin de mettre en évidence l’interdépendance qui existe entre l’épargne ; les investissements et la croissance à travers les hypothèses théoriques énoncées par McKinon et Shaw, Fry (1982) a développé un modèle définissant l’épargne intérieure. En effet, cette fonction d’épargne donne la contribution de l’investissement en fonction du rendement ainsi que suite :
snY=f?+,sfY, d-?*, r*, snY.t-1 (1.14)Où snY correspond à l’épargne domestique ; sfY l’épargne externe ;
?+ ; r*et ?* sont les taux respectifs de croissance économique ; de retour sur investissement ou rendement et d’inflation anticipé.

Et avec :
(?sn)/Y?(sn/Y).t-1;0 ; (?sn)/Y(?sf)/Y;0 ; (?sn)/Y??+;0 ; (?sn)/Y?r*;0 ;(?sn)/Y?(d-?*);0 En effet, ces auteurs sont d’un commun accord sur les effets positifs de la libération financière comme une politique à double avantages. Ainsi la libéralisation financière a un effet positif de long terme sur le taux de croissance et permet de réduire les contraintes monétaires liées à la répression financière.
Les contributions théoriques du secteur financier sur l’industrie manufacturière.

Au début des années 1990, le modèle de croissance exogène ou modèle de Slow (1956) prédomine dans l’explication des déterminants de la croissance. Toutefois, celui-ci ne donnait pas une justification claire des origines et des causes de la croissance à long terme ce qui a conduit à la naissance du modèle de croissance endogène. Ce dernier a permis un regain dans la théorie néoclassique. En effet en attribuant la croissance économique au progrès technique exogène, la théorie néoclassique consolide les liens positifs qui existent entre le système productif et les institutions financières (Mamane, 2014).

En effet, l’analyse suivante prend pour référence les modèles de croissance récents où l’innovation est supposée causer le progrès technique. De ces modèles, les avantages que présente l’innovation proviennent soit du ratio service/coût, soit de l’accroissement de la diversité des biens d’équipement (différenciation verticale et horizontale des produits respectivement). Cependant les deux approches sont similaires d’un point de vue des agrégats puisqu’elles aboutissent à une forme réduite identique (Kugler et Neusser, 1998).
Par ailleurs, le rôle joué par les intermédiaires financiers est de permettre que le capital soit utilisé de façon plus productive. Ceci réduira les coûts liés à la recherche et développement (R;D) avant que l’innovation qui en découle puisse être utilisée dans la fabrication des biens d’équipement. Généralement, les contraintes de liquidités des investisseurs sont liées à des coûts fixes très élevés (Kugler et Neusser, 1998). En effet, cela nécessite que les sommes d’investissement en R&D proviennent des épargnants extérieurs. De plus, sans les intermédiaires financiers, les problèmes d’agence risquent de rendre le coût du financement élevé et donc de décourager l’innovation. L’intermédiation financière permet donc non seulement de se spécialiser et de diversifier le risque mais aussi d’exploiter les économies d’échelles pour financer les projets incertains (Kugler et Neusser, 1998).

Au demeurant, vu que l’activité d’intermédiation financière réside dans une évaluation et un financement externe des projets, et compte tenu du fait que les investisseurs sont limités en matière de liquidité, ils peuvent donc être répertoriés en fonction de leurs capacités de remboursement (Kugler et Neusser, 1998). En effet, les crédits sont attribués à ceux qui sont favorablement notés. Cependant après définition du type d’investisseur, le doute technologique de base persiste quant à la réussite des projets associés à la R&D. En outre, les investisseurs sont amenés à chercher des intermédiaires à des fins de garantie puisque ce risque est totalement diversifiable (Kugler et Neusser, 1998).

Assurément les techniques de R&D d’un investissement de x unités de travail sont assorties d’une probabilité ? de réussite innovante en termes d’allégement du coût de production d’un input intermédiaire. Par conséquent la production attendu et d’équilibre de la prestation de l’intermédiaire financier s’écrit :
F=e?v-wx (1.15)Avec e le nombre de projets sponsorisés ; v la valeur actuelle d’une innovation et le salaire w.

Au sein d’un panier de potentiels investisseurs, seule une fraction ? peuvent être capables de mener des projets de R;D (Kugler et Neusser, 1998). Vu que le coût d’évaluation est fonction de l’unité de travail par industrie, le coût espéré de chaque projet entamé est f/? . Sous l’hypothèse d’une libre entrée dans le secteur d’intermédiation, les revenus dans cette activité sont tels que : F=wef? .

Cependant il existe un ensemble homogène de produits d’intermédiations. Ce qui implique une évolution de manière déterministe de l’économie globale. En particulier, il subsiste un ensemble unitaire d’arrivée d’intermédiaires indexées par ? . La fonction de production s’écrit donc :
I?=A?.L? (1.16)Où A un paramètre de retard et L le travail.
Maintenant, A?=?j où j est une variable aléatoire de comptage des projets qui ont connu un succès en R;D ; et ? une constante qui mesure le niveau de l’innovation. En admettant qu’il existe un leader dans le secteur d’activité, l’augmentation brute est estimée par le prix limit suivant : pw=?wA? .
En effet, en supposant dans un équilibre général réduit qu’il y’a symétrie entre les industries, ces dernières ont des allocations de travail toutes identiques. De plus, en raison de l’absence d’accumulation tangible de facteurs, l’allocation équilibrée du travail est également supposée constante dans les secteurs de l’intermédiation financière, de la R;D ; et des inputs intermédiaires (Kugler et Neusser, 1998).

Tous les inputs intermédiaires sont donc consacrés à l’élaboration des biens de consommation uniques et dont la fonction de production est la suivante :
C= elogz?d? (1.17)Avec z? la quantité d’inputs ? utilisée pour la fabrication des biens de consommation.

En effet, cette fonction est un ensemble homogène analogue à la spécification Cobb-Douglas avec des rendements d’échelle constants.

D’où z?=Cp? et par symétrie C=pz. De plus, l’équilibre sur le marché des inputs intermédiaires est I?=z(?) dans toutes les industries ?. A partir de ces observations avec des cas de symétries, on obtient la caractérisation de la production manufacturière suivante :
C=ApL= ?wL (1.18)Toutefois, la valorisation des innovations à travers le marché de capitaux permet de mettre en relation le développement financier, la production manufacturière ainsi la productivité totale des facteurs (PTF) (Kugler et Neusser, 1998). Ansi, la condition d’équilibre nécessiare pour détenir un part de capital dans une entreprise est donnée par :
v??v?t=r+?ev-?-1wL (1.19)Avec r le taux d’intérêt et ?e la probabilité d’innovation globale.

En effet, le second membre de l’équation est le risque ajusté qui exige une rémunération sur la détention nette de stock du profit qui est distribué comme action. En imposant la relation de croissance équilibrée donnée vv=? par on obtient  la relation suivante:
v=?-1wLr+?e-? (1.20)A l’équilibre, chaque terme de l’équation est constant. Mais aussi, la PTF se développe sur le sentier de croissance à un taux ? et a fortiori le taux de salaire w .

Concomitant à l’équilibre, la constance de l’allocation du travail implique que l’output du secteur financier F=wef? croit au même taux que la PTF. De plus, l’output du secteur manufacturier C=?wL , comme celui de la PTF évolueront comme le taux de croissance équilibré ?=?elog?. Dans le cadre de la spécification ci-dessus, le secteur financier peut être considéré comme un incitateur de croissance en ce sens que les coûts de R&D deviennent exorbitants en l’absence des intermédiaires financiers adéquats. En effet, le développement financier est donc indispensable non seulement pour la croissance mais aussi l’industrialisation et donc la transformation structurelle (Kugler et Neusser, 1998).

En effet, le développement financier stimule la R&D et l’innovation qui en découle génère la croissance économique.

Section 2 : Revue des études empiriques du lien entre développement financier er industrialisation
Conclusion 
0445770DEUXIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET EXPORTATIONS DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
00DEUXIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET EXPORTATIONS DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT

INTRODUCTION DE LA DEUXIEME PARTIE
Un élément décisif pour une conception plus moderne de la transformation structurelle est l’émergence d’une plurielle de travaux empiriques traitant des modifications de la structure de production à la suite des articles d’Imbs et Wacziarg (2003) et d’Hausmann et al (2007). Les premiers ont démontré qu’il existe d’une relation quadratique entre la diversification, mesurée par la valeur ajoutée, et le développement économique.
0426085CHAPITRE 3 : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET EXPORTATIONS : UNE REVUE DE LA LITTERATURE
00CHAPITRE 3 : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET EXPORTATIONS : UNE REVUE DE LA LITTERATURE

Introduction
Plan détaillé du travail.

INTRODUCTION GENERALE
PREMIERE PARTIE : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
INTRODUCTION DE LA PREMIERE PARTIE
CHAPITRE I : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION : UNE REVUE THEORIQUE
SECTION 1 : Revue de la littérature théorique du lien entre développement financier et industrialisation
SECTION 2 : Revue des études empiriques du lien entre développement financier et industrialisation
CHAPITRE II : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET INDUSTRIALISATION : UNE APPROCHE EMPIRIQUE DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
SECTION 1 : analyse méthodologique de l’étude
SECTION 2 : résultats et discussions
DEUXIEME PARTIE : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET DEVELOPPEMENT DES EXPORTATION DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
CHAPITRE III : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET EXPORTATION : UNE ANALYSE THEORIQUE
SECTION 1 : Revue de la littérature théorique du lien entre développement financier et exportation
Selon Levine (1997), le secteur financier affecte positivement la croissance économique par l’intermédiaire d’au moins six fonctions à savoir : la diminution des contraintes de liquidités ; la collecte et la mobilisation de l’épargne ; la diversification et la réduction du risque financier 
SECTION 2 : Revue des études empiriques du lien entre développement financier et exportation
CHAPITRE IV : DEVELOPPEMENT FINANCIER ET EXPORTATION : UNE APPROCHE EMPIRIQUE DANS LES PAYS EN DEVELOPPEMENT
SECTION 1 : Analyse méthodologique de l’étude
SECTION 2 : Résultats et discussions
CONCLUSION GENERALE

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